Comme je le pressentais le Liban est lourdement frappé par la riposte d’Israël aux attaques terroristes du Hezbollah.
Si le désarmement de cette milice pro Iranienne est une condition absolue de de la survie d’un Liban démocratique et multi confessionnel, il ne peut pas justifier les destructions massives en cours à Beyrouth. Le Liban a déjà été la victime collatérale du conflit israélo palestinien avec une guerre civile de 15 ans. Les interventions israéliennes au Liban en 1978, en 1982 et en 2006 ont été douloureuses pour les deux pays et n’ont pas permis d’éliminer la menace terroriste directement organisée par l’Iran.
Seul le désarmement du Hezbollah par les Libanais eux-mêmes pourra créer les conditions d’une paix durable.
Le Président de la République a semblé vouloir apporter à l’armée libanaise le soutien massif nécessaire à cette opération.
Les forces françaises affectées à la FINUL qui est devenue le symbole de l’impuissance des Nations Unis devraient être redéployées en assistance à l’armée libanaise pour l’aider reprendre le contrôle du territoire national. La France serait dans son rôle en répondant aux supplications de millions de libanais qui croient toujours dans la fraternité forgée par l’histoire entre nos deux pays.
La stratégie strictement défensive adoptée par la France et l’Europe est, hélas, bousculée par un conflit qui a déjà pris une dimension mondiale.
Sauver le Liban d’un désastre humanitaire et politique annoncé serait une contribution décisive à la paix et le signe d’une Europe indépendante qui assume ses responsabilités.
François FILLON